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SMARTER H2020 : une sélection génétique des petits ruminants pour un élevage durable

Depuis deux ans, des équipes de l’Inra Occitanie-Toulouse travaillent avec des acteurs du monde entier sur le projet SMARTER. Leur proposition vient d’être retenue : dans le cadre du programme H2020, elles vont étudier l’amélioration de la sélection génétique afin d’accroître la résilience et l’efficience des petits ruminants dans leur milieu d’élevage.

Troupeau laitier de race Lacaune sur le domaine expérimental Inra de La Fage. Situé sur le Causse du Larzac, le domaine est un site expérimental du département de génétique animale pour les ovins laitiers et allaitants.. © Inra, MAITRE  Christophe
Mis à jour le 17/04/2018
Publié le 23/03/2018

Des animaux adaptés aux zones défavorisées

Les petits ruminants tels que les ovins et les caprins s’adaptent naturellement à des conditions extrêmes : on les retrouve dans les zones montagneuses ou fortement vallonnées. Ils ont une certaine résilience naturelle, c’est-à-dire une capacité à maintenir ou récupérer rapidement une production et une bonne santé après une exposition à diverses épreuves nutritionnelles et infectieuses. Leur élevage permet de valoriser des territoires souvent défavorisés car aucune autre agriculture d’élevage ou de culture n’y est possible.

Un manque d’innovation et d’attractivité

Aujourd’hui, les élevages ovins et caprins souffrent d’un manque d’innovation et d’attractivité, en particulier pour l’amélioration de l’efficience de l’animal : c’est-à-dire pour mieux valoriser les ressources alimentaires à sa disposition (mobilisation des réserves, limitation des émissions de gaz …). Actuellement, en période de conditions climatiques extrêmes, l’utilisation de céréale, au coût élevé et fluctuant, est parfois indispensable pour compléter l’alimentation des animaux. Dans ce cas, il y a conflit entre les ressources nécessaires à l’alimentation animale et humaine.

C’est face à ces différentes problématiques que la sélection génétique des animaux peut intervenir : aujourd’hui, en intégrant dans les objectifs de sélection des phénotypes de résilience et d’adaptation valorisant des élevages extensifs.

SMARTER un projet international multi-acteurs

Partant de ces différents constats, un ensemble d’acteurs s’est réuni depuis 2016 pour créer le projet SMARTER Small RuminanTs breeding for Efficiency and Resilience, qui vient d’être accepté. Sur une durée de 4 années (2018-2023), ce sont 26 partenaires académiques et non-académiques issus de 13 pays qui vont collaborer autour de la définition d’une sélection génétique des petits ruminants améliorant à la fois leur efficience et leur résilience.

Parmi les chercheurs Inra contribuant à ce projet, on retrouve plusieurs unités du centre Occitanie-Toulouse(voir chiffres)et notamment l’unité GenPhySE (Génétique, Physiologie et Systèmes d’élevage), qui fait partie de ses coordinateurs.

La sélection génétique dans les systèmes agro-écologiques

Cette recherche passera par l’identification des critères génétiques participant à l’émergence des caractères visés (efficience et résilience), l’amélioration et le développement d’outils et enfin, la proposition de stratégies technologiques de sélection.

Dans une démarche agro-écologique, les chercheurs entendent, grâce à la sélection, limiter l’utilisation d’aliments concentrés et de produits phytosanitaires afin de réduire l’empreinte environnementale de l’élevage des petits ruminants. Une attention particulière sera donc portée sur l’étude des caractères de bien-être et de santé mais aussi de ceux permettant de mesurer l’efficacité d’utilisation des ressources alimentaires locales (pâturage, fourrage, sous-produits de l’industrie).

Partenaires du projet

. © Inra
© Inra

En chiffres

  • 2 ans de préparation pour 4 ans de recherche 2018-2023
  • 7M€
  • 26 partenaires (dans 13 pays) dont 50% non académiques
  • 4 Départements INRA: GA, PHASE, SA, SAD
  • 9 unités INRA dont 2 UE (GenPhySE, MoSAR, IHAP, PRC, UMRH, SelMet, AGIR, Bourges, La Fage)
  • 8 équipes genphyse (GeSPR, MG2, DYNAGEN, GenROC, NED, SYSED, IA +SAF) + UMT GPR
  • 46 races représentant  20% des caprins et ovins en EU = impact sur 70% des populations
  • 5 000 éleveurs, 1 500 000 brebis/chèvres seront directement impactés
  • Utilisation massive de données existantes : 500 000 animaux phénotypés + 70 000 génotypés