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Projet PROTECTED : mieux comprendre les perturbateurs endocriniens

Le projet européen PROTECTED, lancé en janvier 2017, vise à analyser l’effet des perturbateurs endocriniens présents dans les produits du quotidien. Il regroupe dix laboratoires dans sept pays dont l’unité TOXicologie ALIMentaire (TOXALIM) au sein de l’Inra Occitanie-Toulouse.

. © Inra
Publié le 21/11/2017

Le projet est dénommé PROTECTED pour "Protection contre les Perturbateurs Endocriniens". Ceux-ci sont des molécules susceptibles de modifier le système hormonal, qui contrôle des fonctions essentielles telles que la croissance, le développement ou la fertilité.

Prévu pour durer quatre années, le projet PROTECTED oriente ses recherches sur les produits chimiques de synthèse, tels que des pesticides mais aussi sur les toxines naturelles. Elles ciblent des effets tels que cancer, le diabète, l’obésité ou encore l’infertilité. De nombreuses disciplines sont mobilisées : l’évaluation des risques, la toxicologie, les sciences sociales ou encore l’épidémiologie. Le projet représente un budget de 4 millions d’euros, financés dans le cadre du programme de recherche et d’innovation Marie Sklodowska-Curie de la stratégie européenne Horizon 2020. Il vise également l’obtention d’un doctorat par quinze jeunes scientifiques.

A l’Inra Occitanie-Toulouse, TOXALIM participe à PROTECTED et accueille depuis le mois de juin un de ses doctorants. Dans ce laboratoire, des recherches sont menées sur la toxicité souvent méconnue des produits naturels, notamment agricoles. Il peut s’agir de certaines moisissures, comme leFusarium présent dans le blé et le maïs en champs et dans les lieux de stockage, qui produit des mycotoxines. Ces dernières sont très proches des œstrogènes, hormones sexuelles féminines. Certains animaux, comme les truies, nourris avec ces céréales contaminées peuvent alors développer des malformations nuisant à leur reproduction.

L’homme ayant une alimentation beaucoup plus diversifiée et une consommation de céréales nettement inférieure, il est relativement épargné par cette menace. Même si des cas suspects de contamination ont été découverts dans certains pays et que des études à ce sujet sont menées. Il est par contre concerné par les risques d’effets cocktails via l’ingestion de plusieurs perturbateurs à la fois, sur lesquelles insiste le projet.

Pour en savoir plus, consultez le site du projet PROTECTED.

Le projet est financé à hauteur de 4 millions d’euros par l'Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020 et coordonné par la Queen’s University Belfast (QUB). Il s’étendra sur quatre années. Les participants sont les suivants : Inra, University of Aberdeen, Biodetection systems, Universidad austral de Chile, PROTOQSAR SL, Norwegian veterinary institute, University of Liège, Norwegian University of life sciences, John Thompson & sons LTD, Public health foundation of India, Norwegian institute of public health, La société wallonne des eaux.
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Département(s) associé(s) :
Santé animale, Alimentation humaine