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Communiqué de presse - La diversité des habitats non cultivés : un facteur clé pour préserver la biodiversité dans les exploitations agricoles

Des chercheurs de l'Inra de Toulouse Midi-Pyrénées en collaboration avec l'Agroscope de Zürich viennent de démontrer que la diversité des habitats semi-naturels (haies, bandes herbeuses, friches, prairies permanentes, ...) est le principal facteur influençant la biodiversité dans les exploitations agricoles conventionnelles comme biologiques. C’est ce que montre la plus importante étude menée au niveau mondial, portant sur 12 régions européennes, 205 exploitations et 1470 parcelles et habitats semi-naturels et cultivés issus de systèmes agricoles variés (grandes cultures, élevage, polyculture-élevage, maraîchage, oliveraie, vignes).

Abeille Eucera sp. butinant une fleur de trèfle incarnat. © Jean-Pierre Sarthou - Inra
Mis à jour le 15/07/2014
Publié le 24/06/2014

Ce projet de recherche européen, "BioBio", a permis de mettre au point une batterie d'indicateurs directs et indirects de la biodiversité dans les exploitations agricoles biologiques et conventionnelles. Les résultats obtenus montrent que dans l’ensemble, la diversité d’espèces est à peine supérieure dans les exploitations biologiques par rapport aux conventionnelles. De plus, la présence d’espèces rares ou menacées n’est pas non plus dépendante du mode d’exploitation. Il ressort ainsi que le caractère essentiel qui détermine le niveau de biodiversité dans une exploitation agricole est la diversité des habitats non cultivés ou semi-naturels présents en son sein, et ce, quel que soit le mode de production, biologique ou conventionnel.
Pour préserver la biodiversité fortement menacée en milieu agricole, plus que l’agriculture biologique, les auteurs de l’étude préconisent d’augmenter le nombre et la diversité des habitats dans les exploitations.
 
 
Plus d'espèces grâce aux haies et aux bordures des champs
Les milieux semi-naturels, comme les haies ou les bandes herbacées dans les exploitations de grandes cultures ou d’élevage, font considérablement augmenter le nombre total d’espèces de l’exploitation. Dans les exploitations, la biodiversité qui était à son apogée dans les années 50 est aujourd'hui en déclin, et ce déclin va se poursuivre si rien n'est fait.
Grâce à ce projet de recherche, les gestionnaires des ressources et autres porteurs d’enjeux européens disposent d'une méthode simple et peu coûteuse qui permet de faire l'état des lieux et le suivi de la biodiversité dans les exploitations, et ainsi accompagner les mesures pour arrêter ce processus de déclin.
 
Ces résultats sont publiés dans l’édition en ligne de la revue Nature Communications du mardi 24 juin 2014.
 
Référence de l'article : Schneider M.K., Lüscher G., Jeanneret P., Arndorfer M., Ammari Y., Bailey D., Balács K., Baldi A., Choisis J.P., Dennis P., Eiter S., Fjellstad W., Fraser M.D., FrankT., Friedel J.K., Garchi S., Geijzendorffer I.R., Gomiero T., Gonzalez-Bornay G., Hector A., Jerkovich G., Jongman R.H.G., Kakudidi E., Kainz M., Kovacs-Hostyanszki A., Moreno G., Nkwiine C., Opio J., Oschatz M.L., Paoletti M.G., Pointereau P., Pulido F.J., Sarthou, J.P., Siebrecht N., Sommaggio D., Vale J.,  Wolfrum S., and Herzog, F. Gains to species diversity in organically farmed fields are not propagated at the farm level. Nature Communications.

CONTACTS

Scientifiques :

Jean-Pierre Sarthou
Maître de conférences - INP-ENSAT UMR 1248 AGIR  - Tel. 05 61 28 50 83 - Jean-pierre.sarthou@ensat.fr

Jean-Philippe Choisis
Ingénieur de recherche - UMR 1201 DYNAFOR - Tel. 05 61 28 55 60  - Jean-Philippe.Choisis@toulouse.inra.fr

Presse :

David Charamel
Chargé de communication - Tel. 06 31 71 19 07 - presse@toulouse.inra.fr