• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer
illustration communiqué de presse. © Inra

Communiqués de presse

Sommaire
  1. Introduction
  2. L’Inra inaugure des infrastructures pour une recherche agronomique innovante en Occitanie
  3. TWB signe un contrat avec Braskem, le géant industriel brésilien n°1 de plastique biosourcé
  4. Des mosaïques de cultures plus complexes pour une plus grande biodiversité dans les paysages agricoles
  5. Toulouse Biotechnology Institute, Bio & Chemical Engineering (TBI) inaugure son nouveau laboratoire
  6. TWB annonce un bilan positif et ambitionne de devenir le leader européen des biotechnologies industrielles
  7. "TWB START-UP DAY" : un vivier d’innovations biotechs
  8. Maïs OGM MON 810 et NK603 : pas d'effets détectés sur la santé et le métabolisme des rats
  9. Développer les légumineuses : un enjeu mondial pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement
  10. Nutrition animale : Adisseo et TWB confirment le succès de l’alternative biologique pour produire la méthionine
  11. TWB intègre deux nouvelles start-ups : iMEAN et Green Spot Technologies
  12. De nouvelles perspectives pour l’amélioration variétale du blé et sa culture : le séquençage du génome du blé est aujourd’hui réalisé
  13. Des observations satellites éclairent les secrets du verdissement des forêts tropicales sèches
  14. Mariner la viande rouge pour limiter le risque de cancer colorectal
  15. Numérique en productions végétales : prédire et agir
  16. Effet cocktail de pesticides à faible dose par l’alimentation : les premiers résultats chez l’animal montrent des perturbations métaboliques
  17. Le génome du chêne lève un voile sur la longévité des arbres
  18. Infections nosocomiales : la bactérie Bacillus cereus peut aussi en être la cause
  19. Au travers de TWB et TSE-R, l’Inra confirme son soutien au développement de la bioéconomie française
  20. Biologie des systèmes, biologie synthétique et bioéconomie : l’Inra, le CNRS et l’Insa Toulouse unissent leurs forces en Asie du Sud-Est
  21. Le génome de la rose décrypté : de l'origine des rosiers modernes aux caractéristiques de la fleur
  22. Mieux cibler l’aide alimentaire destinée aux personnes vulnérables
  23. ‘Hey, Start-me up !’ : retour sur les temps forts de l’événement dédié aux start-ups en biotech
  24. Les petites parcelles agricoles favorisent les pollinisateurs et le succès reproducteur des plantes en Europe de l’Ouest
  25. Création d’une unité Inra et ENVT, dédiée aux innovations thérapeutiques pour réduire l’usage des médicaments en élevage
  26. Les Cultures Intermédiaires Multi-Services au cœur de la transition agroécologique
  27. Pierre Monsan reçoit le PRIX ENZYME ENGINEERING
  28. Suite à son intégration dans le consortium de TWB, Heurisko met sa technologie de pointe au service de la R&D en biotechnologie
  29. Changer la représentation des élèves sur les métiers de la recherche grâce à un outil pédagogique innovant : la boîte à métiers !
  30. L’Inra condamne les agissements d’activistes sur son site d’Auzeville
  31. Le génome du tournesol révèle l'orchestration des gènes impliqués dans la production d'huile et la floraison
  32. MicroPep Technologies intègre Toulouse White Biotechnology pour accélérer le développement de biostimulants et d’herbicides naturels
  33. Microbiote et contaminants alimentaires : une mycotoxine amplifie l’action génotoxique d’une bactérie intestinale
  34. Toulouse White Biotechnology confirme son succès avec l’arrivée de nouveaux partenaires industriels et l’accueil de start-up
  35. Agri Sud-Ouest Innovation et l’Inra s’associent à la stratégie #FranceIA pour développer l’Intelligence Artificielle dans le secteur agricole
  36. Additif alimentaire E171 : les premiers résultats de l’exposition orale aux nanoparticules de dioxyde de titane
  37. Lancement du 1er dictionnaire scientifique d’agroécologie !
  38. Co-construire la recherche avec les Régions pour le développement durable des territoires
  39. TWB et AURIGA IV Bioseeds partenaires pour soutenir la création d’entreprises en biotechnologie industrielle
  40. Inauguration du LabCom VIRAL* dédié à la virologie aviaire et cunicole
  41. Le génome du tournesol décrypté
  42. TWB inaugure ses nouveaux locaux et équipements
  43. Projet Viola Tolosa
  44. Un séquenceur unique en France s’installe à l’Inra de Toulouse Midi-Pyrénées
  45. Diversifier les cultures et les variétés en associant  les nouvelles technologies : un dispositif original à l’INRA de Toulouse Midi-Pyrénées
  46. TWB et TOLERYS : Un partenariat public-privé réussi, au service de la santé
  47. La diversité des habitats non cultivés : un facteur clé pour préserver la biodiversité dans les exploitations agricoles
  48. Le génome du canard séquencé

Des mosaïques de cultures plus complexes pour une plus grande biodiversité dans les paysages agricoles

Des chercheurs de l’Inra et du CNRS1, en collaboration avec des équipes allemandes, espagnoles, anglaises et canadiennes, ont examiné l’effet de la taille des parcelles et de la diversité des cultures sur la biodiversité des paysages agricoles. Publiés dans PNAS, leurs travaux montrent qu’augmenter la complexité de la mosaïque des cultures offre un levier d’action considérable (et largement sous-exploité) pour conserver et restaurer la biodiversité des paysages agricoles tout en maintenant les surfaces de production agricole.

Mis à jour le 20/08/2019
Publié le 20/08/2019
Mots-clés :

L’intensification de l’agriculture et la destruction des milieux semi-naturels (bosquets, haies, bandes enherbées) est une des principales causes de la perte de biodiversité actuelle. Tandis que reconvertir des terres cultivées en milieux semi-naturels reste souvent difficile dans de nombreux territoires, augmenter la complexité de la mosaïque des cultures, en diminuant la taille des parcelles et/ou en augmentant la diversité des cultures, a récemment été suggéré comme une alternative pour favoriser la biodiversité des paysages agricoles tout en maintenant les surfaces de production agricole.

C’est l’hypothèse qui vient d’être testée à travers une vaste étude2 impliquant 30 laboratoires de 8 pays et englobant 8 régions d’Europe et du Canada. Cette étude est basée sur des observations recueillies dans 1305 parcelles cultivées, situées dans 435 paysages agricoles de 1 km² dont la taille moyenne des parcelles, la diversité des cultures et la proportion de milieux semi-naturels variaient de façon indépendante. Les chercheurs ont identifié plus de 167 000 individus de 2795 espèces appartenant à 7 groupes taxonomiques (oiseaux, papillons, abeilles, syrphes, araignées, carabes et plantes). Ils ont ensuite calculé un indice synthétique regroupant les informations sur ces 7 groupes taxonomiques afin d’estimer la biodiversité de chacun des 435 paysages étudiés.

Les chercheurs ont ainsi montré, pour la première fois à une telle échelle géographique, qu’augmenter la complexité de la mosaïque des cultures est aussi bénéfique pour la biodiversité qu’augmenter la proportion de milieux semi-naturels. Par exemple, une diminution de la taille moyenne des parcelles de 5 à 2,8 hectares génère une augmentation de la biodiversité comparable à celle observée lorsque la proportion de milieux semi-naturels augmente de 0,5 à 11 %. Cette étude montre également que les petites parcelles ont un effet positif sur la biodiversité y compris en l’absence de végétation semi-naturelle entre les parcelles (haies, bandes enherbées). La diversité des cultures a un effet positif sur la biodiversité parce que différents types de cultures hébergent souvent différentes espèces, mais aussi parce que différentes cultures fournissent des ressources complémentaires et nécessaires au maintien de certaines espèces dans les paysages agricoles. La diversification des cultures est surtout bénéfique dans les paysages agricoles contenant une proportion de milieux semi-naturels supérieure à 11 %, qui représentent la moitié des paysages agricoles échantillonnés dans cette étude.

Ces résultats révèlent que les paysages agricoles ayant des parcelles plus petites et des cultures plus diversifiées hébergent une biodiversité plus élevée. Augmenter la complexité des cultures représente donc un levier d’action méconnu et pourtant considérable pour conserver et restaurer la biodiversité des paysages agricoles. Des politiques agri-environnementales favorisant une réduction de la taille moyenne des parcelles cultivées et, dans certaines conditions3, des cultures plus diverses, permettrait de conjuguer maintien d’une biodiversité élevée et maintien des surfaces de production agricole. Ces résultats contribuent à alimenter les débats en cours dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune de l’Union Européenne (voir encadré ci-dessous).

1. Du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CNRS/Université de Montpellier/Université Paul Valéry Montpellier/EPHE/IRD), du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle) et du laboratoire Écosystèmes, biodiversité, évolution (CNRS/Université Rennes 1).
2. Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet FarmLand financé par le programme Biodiversa (http://www.farmland-biodiversity.org)
3. Lorsque la proportion de milieux semi-naturels est supérieure à 11% ou lorsque les cultures additionnelles sont associées à des pratiques relativement peu intensives.

Mosaïque de cultures complexe, avec de petites parcelles et des cultures diversifiées. © Inra
Mosaïque de cultures complexe, avec de petites parcelles et des cultures diversifiées © Inra

Référence :
Increasing crop heterogeneity enhances multitrophic diversity across agricultural regions, Sirami C. & al. Proceedings of the National Academy of Sciences. 29 juillet 2019. 

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Clélia Sirami (05 61 28 53 51) Unité Dynamiques et écologie des paysages agriforestiers (Inra, INP-ENSAT, INP-PURPAN)
  • Nicolas Gross (04 43 76 16 09) Unité mixte de Recherche sur l'Ecosystème Prairial (Inra, VetAgro Sup)
Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)
Département(s) associé(s) :
Sciences pour l’action et le développement, Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Toulouse, Auvergne - Rhône-Alpes

En plus dans l’actu

Dans le cadre du projet Farmland (Biodiversa), un article international, auquel a participé Clélia Sirami (Inra), vient d’être publié dansSciencele 2 août 2019. Ce dernier analyse le processus de réforme en cours de la PAC que l’Union européenne est en train de préparer et qui sera mise en œuvre en 2020. Cette future PAC a pour ambition d’être plus respectueuse de l’environnement. De plus, chaque état membre, dont la France, devra préparer un plan stratégique national identifiant les mesures qu’il souhaite mettre en place pour atteindre les objectifs de la PAC. Les mesures visant à augmenter la diversité des cultures et la proportion de milieux semi-naturels et diminuer la taille des parcelles font partie des mesures qui sont actuellement prises en compte dans ces plans stratégiques.

Référence : A greener path for the EU Common Agricultural Policy - Meeting societal demands for sustainability and environmental performance, Pe’er & al.Science.2 août 2019. DOI: 10.1126/science.aax3146